Publié le 15 mars 2024

L’arc à poulies n’est pas une machine complexe, mais un système de leviers astucieux dont le seul but est de vous donner le temps de viser parfaitement.

  • Le secret de sa « facilité » réside dans le principe mécanique du « let-off », qui réduit la force à maintenir à pleine allonge jusqu’à 90%.
  • Comprendre le rôle des cames (single, dual, hybrid) est la véritable clé pour choisir son arc, l’entretenir et gagner en autonomie.

Recommandation : Avant de vous focaliser sur la puissance en livres, concentrez-vous sur la compréhension du let-off. C’est le véritable super-pouvoir de l’arc à poulies.

L’arc à poulies, avec ses câbles entremêlés et ses cames au profil agressif, peut sembler intimidant. Pour le néophyte, il évoque une « bête de technologie », une machine de guerre loin de l’élégance épurée d’un arc classique. Les idées reçues sont tenaces : c’est un outil réservé à la chasse, sa complexité le rend inaccessible et son entretien est un casse-tête coûteux qui vous lie à vie à votre archerie. On le perçoit souvent comme une sorte de « raccourci », une machine qui ferait le travail à la place de l’archer.

Et si cette complexité apparente cachait en réalité une mécanique d’une simplicité et d’une élégance redoutables ? Et si, en comprenant ses rouages, vous pouviez non seulement le maîtriser, mais aussi le régler vous-même et exploiter pleinement son potentiel de précision ? Loin d’être une « boîte noire magique », l’arc à poulies est une application brillante de principes de physique élémentaires. Le comprendre, c’est se donner les moyens de devenir un meilleur tireur, plus autonome et plus performant.

Cet article va démonter, pièce par pièce, le fonctionnement de l’arc à poulies. Nous allons transformer l’intimidation en fascination en vous expliquant les principes qui régissent sa puissance, sa précision et sa fameuse « facilité » d’utilisation. Vous découvrirez que derrière chaque poulie et chaque câble se cache une logique implacable, conçue pour servir un seul maître : l’archer.

Pour ceux qui préfèrent une approche visuelle, la vidéo suivante offre une excellente démonstration mécanique des principes que nous allons décortiquer, illustrant l’interaction entre les branches, les cames et la corde.

Pour naviguer à travers les secrets de cette ingénierie, ce guide est structuré pour vous emmener du concept le plus fondamental aux réglages les plus fins. Explorez les sections qui vous intéressent le plus ou suivez le parcours que nous avons tracé pour une compréhension complète.

Le « let-off » : le super-pouvoir de l’arc à poulies qui vous permet de viser sans trembler

Imaginez devoir tenir à bout de bras un poids de 25 kg pendant que vous essayez de viser une cible de la taille d’une orange à 50 mètres. C’est, en substance, ce que demande un arc traditionnel de forte puissance. L’arc à poulies, lui, intègre un véritable « super-pouvoir » mécanique : le let-off. Il s’agit d’un principe de démultiplication de la force, orchestré par la forme excentrique des poulies. En début d’armement, l’effort est maximal. Puis, juste avant d’arriver à pleine allonge, la force nécessaire pour retenir la corde chute drastiquement. Vous passez de 25 kg d’effort à seulement 5 ou 7 kg.

Ce « mur », comme l’appellent les archers, est le point où les cames ont basculé. Vous êtes calé, stable, avec une force résiduelle minime à gérer. C’est ce gain de temps et de confort qui permet une visée beaucoup plus stable et prolongée. Le let-off est exprimé en pourcentage. Un let-off de 80% sur un arc de 60 livres signifie que vous ne retiendrez que 20% de la puissance, soit 12 livres. Techniquement, le let-off varie entre 65% et 75% pour les arcs de cible (privilégiant un cycle de tir dynamique) et peut atteindre 80% à 90% pour les arcs de chasse, où le temps d’attente en visée peut être long.

Votre plan d’action pour visualiser le let-off

  1. Identifiez la puissance maximale : Regardez la puissance indiquée sur les branches de votre arc (par exemple, 60# ou 60 livres).
  2. Déterminez le let-off : Trouvez le pourcentage de let-off de vos poulies, souvent spécifié par le fabricant (ex: 75%).
  3. Calculez la force résiduelle : Appliquez la formule : Puissance Max * (1 – % Let-off). Pour un arc de 60# à 75%, cela donne 60 * (1 – 0.75) = 15 livres.
  4. Comparez à un objet connu : 15 livres représentent environ 7 kg. C’est l’équivalent d’un pack de 6 bouteilles d’eau. Imaginez tenir ce pack au lieu de 27 kg (60 livres).
  5. Vérifiez les options d’ajustement : Certains arcs permettent de modifier légèrement le let-off via un système de « Mod Foot » ou de butée de corde, pour adapter la sensation du « mur ».

Comprendre ce principe est fondamental. Il ne s’agit pas de « tricher » mais d’utiliser la physique pour séparer la phase de puissance (l’armement) de la phase de précision (la visée). C’est le cœur de la philosophie de l’arc à poulies.

Single, dual, hybrid : quelle est la meilleure came pour votre arc à poulies ?

Si le let-off est le super-pouvoir de l’arc à poulies, les cames en sont le cerveau et le moteur. Ce ne sont pas de simples poulies rondes ; leur forme excentrique (ovale, asymétrique) est précisément calculée pour dicter le comportement de l’arc. C’est elle qui définit la courbe de force, la douceur de l’armement, la vitesse de la flèche et la sensation du « mur ». Il existe trois grandes familles de systèmes de cames, chacune avec sa propre philosophie mécanique.

Le choix du système de cames est déterminant pour le caractère de votre arc. Il n’y a pas de « meilleur » système dans l’absolu, mais un système plus ou moins adapté à votre pratique, à votre niveau technique et à votre accès à du matériel d’entretien comme une presse à arc. Un débutant ou un archer isolé privilégiera la simplicité d’une single cam, tandis qu’un compétiteur cherchant la performance pure se tournera vers la vitesse d’une dual cam, acceptant la contrainte d’un entretien plus régulier.

Le tableau suivant, basé sur les observations du marché français, résume les caractéristiques de chaque système pour vous aider à y voir plus clair.

Comparaison des systèmes de cames pour l’archer
Type de came Avantages Inconvénients Usage recommandé
Single Cam Pas de synchronisation nécessaire, entretien facile Légèrement moins rapide Débutants, archers éloignés d’une archerie
Dual Cam Très rapide, excellent mur Synchronisation régulière nécessaire Compétiteurs, accès facile à une presse
Hybrid Cam Bon compromis vitesse/facilité Réglage plus complexe Archers intermédiaires à confirmés
Vue macro détaillée de différents types de cames d'arc à poulies

Au-delà de la performance brute, c’est la sensation à l’armement qui doit guider votre choix. Certains archers préfèrent un cycle d’armement très doux et progressif, tandis que d’autres aiment une montée en puissance agressive avec un « mur » très marqué. Essayer différents arcs est la meilleure façon de trouver le système de cames qui correspond à votre propre biomécanique.

Pourquoi vous aurez besoin d’une presse pour votre arc à poulies (et comment ne pas en dépendre)

La presse à arc est l’outil qui fait peur. C’est cet étau imposant qui permet de comprimer les branches de l’arc pour détendre les câbles et la corde. Son utilisation est indispensable pour toutes les opérations de maintenance lourde : changer une corde usée, remplacer un câble effiloché, installer une visette (le petit œilleton de visée intégré à la corde) ou encore corriger un problème de synchronisation sur un système dual cam. Sans presse, impossible de travailler sur le « moteur » de l’arc en toute sécurité.

Cependant, l’idée qu’un archer à poulies est totalement dépendant d’une presse (et donc d’une archerie) est une simplification excessive. Une grande partie des réglages courants peut, et doit, être effectuée par l’archer lui-même, sans cet outil. L’ajustement de la puissance, par exemple, se fait la plupart du temps en vissant ou dévissant les vis de fixation des branches (les « tillers »). Le réglage de l’allonge, sur de nombreux modèles modernes, s’effectue en faisant simplement pivoter un module sur la came. Ces manipulations sont à la portée de tous et constituent la base de l’autonomie progressive de l’archer.

Étude de cas : La rentabilité d’une presse personnelle en France

L’acquisition d’une presse personnelle est un calcul économique simple. Une presse portative, comme les modèles Avalon, coûte environ 150€. Les presses d’atelier professionnelles, type Last Chance, peuvent dépasser 500€. En comparaison, un passage en archerie pour un réglage nécessitant une presse (changement de corde, installation de visette) est facturé entre 20€ et 40€. Pour un archer qui effectue 3 à 4 interventions de ce type par an, l’achat d’une presse portative est rentabilisé en 2 à 3 ans. Cet investissement offre une autonomie totale pour l’entretien et les réglages fins, un avantage non négligeable la veille d’une compétition.

La vraie question n’est donc pas « ai-je besoin d’une presse ? » mais « quand en ai-je besoin ? ». Pour un débutant, les visites annuelles en archerie pour le contrôle et le changement de corde sont suffisantes. Pour l’archer confirmé qui souhaite expérimenter et optimiser son matériel, l’acquisition d’une presse devient une étape logique dans sa progression.

Le guide pour régler l’allonge et la puissance de votre arc à poulies, même si vous êtes débutant

Deux réglages sont absolument fondamentaux pour qu’un arc à poulies soit non seulement performant, mais aussi confortable et sécuritaire : l’allonge et la puissance. L’allonge est la distance, à plein armement, entre le creux de la poignée et la corde. Elle doit être parfaitement adaptée à votre morphologie. Une allonge trop courte vous forcera à compenser avec le corps, perdant en stabilité ; une allonge trop longue provoquera une sur-extension de l’épaule et rendra la visée flottante et douloureuse.

Le réglage de l’allonge est aujourd’hui grandement simplifié. La plupart des arcs disposent de modules rotatifs sur les cames. En desserrant une ou deux vis, vous pouvez faire pivoter ce module sur une position numérotée correspondant à une allonge spécifique. Nul besoin de presse pour cette opération cruciale. La bonne allonge est celle qui vous permet d’avoir le bras d’arc légèrement fléchi et l’alignement coude-main-flèche-cible le plus naturel possible.

Archer ajustant les modules de réglage d'allonge sur ses poulies

La puissance, quant à elle, se règle en agissant sur les vis de serrage des branches. En les dévissant (généralement par tours complets et de manière égale en haut et en bas), vous diminuez la précontrainte des branches, et donc la puissance de l’arc. Un débutant doit commencer avec une puissance faible pour se concentrer sur la technique sans lutter contre le matériel. En France, pour la chasse, une puissance minimale est requise : il faut par exemple une puissance d’au moins 45 livres pour le grand gibier. De plus, la pratique de la chasse à l’arc est strictement encadrée et requiert d’avoir suivi une Journée de Formation Obligatoire (JFO). L’objectif est de toujours choisir une puissance que vous maîtrisez, pas la puissance maximale que l’arc peut développer.

L’arc à poulies, une machine à tirer ? Détrompez-vous, la technique est reine

L’une des idées reçues les plus tenaces est que l’arc à poulies, grâce à ses aides à la visée et son fameux let-off, transformerait n’importe qui en tireur d’élite. C’est une vision profondément erronée qui ignore l’essentiel : la technologie ne peut compenser une mauvaise technique. Bien au contraire, la précision extrême de l’arc à poulies agit comme une loupe : elle amplifie la moindre erreur de l’archer. Un mauvais lâcher, une crispation de la main d’arc ou une respiration mal contrôlée se traduiront immédiatement par un impact décalé en cible.

Comme le souligne un document technique de référence, la maîtrise de l’arc à poulies repose sur les mêmes piliers que le tir à l’arc traditionnel.

L’arc à poulie possède une mécanique spécifique qui doit susciter une grande attention. Les fondamentaux du tir à l’arc sont requis pour commencer l’arc à poulies et obtenir les premiers résultats en compétition.

– Document technique d’archerie, Guide technique de l’arc à poulies

La posture, l’alignement, la gestion de la visée et, surtout, la qualité de la décoche sont des fondamentaux non négociables. L’arc à poulies introduit une nouvelle complexité avec l’utilisation d’un décocheur mécanique. Apprendre à déclencher le tir par surprise, en utilisant la tension dorsale (« back tension ») plutôt qu’en « punchant » la gâchette avec le doigt, est une étape technique décisive que de nombreux débutants négligent.

Étude de cas : La transition de l’arc classique à l’arc à poulies selon la FFTA

La Fédération Française de Tir à l’Arc (FFTA) appuie cette philosophie. Dans ses parcours de formation, elle recommande souvent de débuter par l’arc classique avant d’aborder l’arc à poulies. Cette approche pédagogique permet à l’archer d’acquérir une base technique solide (posture, alignement, libération) sans la « béquille » technologique du let-off et du viseur. Les archers qui suivent ce parcours développent une meilleure conscience corporelle et une technique de libération plus propre, évitant ainsi le piège du « punching » du décocheur, une mauvaise habitude très difficile à corriger par la suite.

En définitive, l’arc à poulies n’est pas une « machine à tirer », mais un instrument de précision qui exige une technique tout aussi précise. Il ne pardonne pas les erreurs, il les révèle.

Arc nu, classique ou à poulies : le guide pour choisir votre catégorie en compétition

Le choix de l’arc est une décision qui conditionne non seulement votre style de tir, mais aussi votre environnement de compétition. Chaque catégorie d’arc – arc nu (barebow), arc classique (olympique) et arc à poulies (compound) – possède ses propres règles, ses propres distances, ses propres épreuves et, bien sûr, son propre budget. C’est un choix qui doit être mûri en fonction de vos aspirations personnelles : cherchez-vous la pureté du geste, le défi olympique ou la précision mécanique ?

L’arc nu, sans viseur ni stabilisateur, est l’école de l’instinct et de la sensation. L’arc classique, avec son viseur et sa stabilisation complète, est la discipline olympique par excellence, un marathon de concentration et de répétabilité. L’arc à poulies, lui, est le royaume de la précision absolue, où le moindre millimètre compte et où la technologie est au service de la performance. Les épreuves officielles de la FFTA illustrent bien ces différences : en tir extérieur, les classiques tirent à 70m sur un grand blason de 122cm, tandis que les poulies tirent à 50m sur un blason réduit de 80cm, où la zone du « 10 » est minuscule.

Le budget est également un facteur discriminant. Si l’on peut débuter dans chaque catégorie avec un matériel modeste, atteindre un niveau compétitif exige un investissement significativement différent, notamment en arc à poulies où la technologie a un coût.

Budget d’entrée par catégorie pour être compétitif en France
Catégorie Budget entrée de gamme Budget compétitif Coûts annexes annuels
Arc Nu 300-500€ 800-1500€ 200€ (flèches, corde)
Arc Classique 500-800€ 1500-3000€ 300€ (accessoires, flèches)
Arc à Poulies 800-1200€ 2000-4000€ 400€ (entretien, presse, décocheur)

Choisir sa catégorie, c’est donc choisir sa philosophie de tir. Il n’y a pas de hiérarchie de valeur, seulement des approches différentes d’un même art. Le meilleur choix est celui qui correspond à votre personnalité et au plaisir que vous recherchez dans la pratique.

Le mécanisme secret de votre décocheur : ce qui se passe en une milliseconde et qui change tout

Le décocheur est ce petit accessoire que l’archer à poulies tient en main et qui agrippe la corde. C’est le dernier point de contact avant que la flèche ne parte. Son rôle est double : permettre une libération de la corde beaucoup plus nette et propre qu’avec les doigts, et forcer l’archer à adopter une technique de déclenchement qui favorise la surprise. C’est sans doute l’élément technique le plus sous-estimé par les débutants, et pourtant, c’est lui qui fait la différence entre un tir moyen et un tir parfait.

Il existe principalement deux types de mécanismes. Le plus courant est le décocheur à index, qui fonctionne avec une gâchette actionnée par l’index. Son avantage est d’être très intuitif. Son immense danger est d’inciter au « punching » : l’archer anticipe le tir et donne un coup sec sur la gâchette, provoquant un mouvement parasite qui fait dévier la flèche. C’est l’erreur la plus répandue et la plus dévastatrice en arc à poulies.

L’autre grande famille est celle des décocheurs dits « de dos » ou « back tension ». Ces derniers n’ont pas de gâchette visible. Le déclenchement se produit par une rotation de la main ou par une augmentation progressive de la tension dans le dos, qui fait pivoter un mécanisme interne. L’archer ne sait pas précisément à quelle milliseconde le tir va partir. Ce mécanisme le force à maintenir sa visée et sa tension en continu, jusqu’à ce que la libération se produise « par surprise ». C’est cette surprise qui garantit un lâcher parfait, sans aucune anticipation. Maîtriser un décocheur back tension est un véritable palier technique qui change radicalement la qualité du groupement en cible.

Passer d’un décocheur à l’autre demande de la patience et de l’humilité. Il faut accepter de « perdre » le contrôle conscient du départ du coup pour gagner en régularité. C’est un travail mental autant que physique, qui consiste à faire confiance à son processus et non à son envie de commander le tir.

À retenir

  • L’arc à poulies n’est pas « plus facile », il déplace l’effort de la tenue vers la technique de précision grâce au let-off.
  • La performance d’un arc à poulies est dictée par la physique de ses cames ; comprendre leur fonctionnement est la clé de la maîtrise.
  • La technologie (viseur, décocheur) n’est pas une aide mais une loupe : elle amplifie la qualité de votre technique de base, bonne ou mauvaise.

Maîtriser la puissance de son arc : le guide du réglage fin pour une performance optimale

Vous avez choisi votre arc, réglé votre allonge et votre puissance de base, et vous maîtrisez les fondamentaux de la technique de tir. La dernière étape, la plus passionnante, est celle du réglage fin, ou « tuning ». C’est le processus qui consiste à harmoniser parfaitement l’arc, la flèche et l’archer pour que le système fonctionne en parfaite symbiose. L’objectif est d’obtenir un vol de flèche impeccable, sans ondulation, qui pardonne les petites erreurs de lâcher.

L’un des tests les plus connus est le « paper tuning » ou « test de la feuille ». Il consiste à tirer une flèche à travers une feuille de papier tendue sur un cadre, à une distance de 2-3 mètres. La forme de la déchirure dans le papier révèle le comportement de la flèche à sa sortie de l’arc. Une déchirure nette et ronde, avec trois fentes laissées par les plumes, indique un vol parfait. Une déchirure verticale (« high/low tear ») ou horizontale (« left/right tear ») signale un problème de synchronisation des cames, de positionnement du repose-flèche ou de raideur de la flèche (le « spine »).

Ce diagnostic permet d’agir de manière ciblée. Une déchirure verticale se corrige souvent en ajustant la position de la boucle de corde (« D-loop ») sur la corde. Une déchirure horizontale peut nécessiter un micro-déplacement du repose-flèche vers la gauche ou la droite. C’est un travail méticuleux, où chaque demi-millimètre compte. C’est ici que tous les concepts abordés précédemment convergent : un mauvais réglage d’allonge, une synchronisation de cames imparfaite ou une technique de décoche irrégulière se verront instantanément sur le papier.

Le réglage fin n’est pas une science exacte, mais un art itératif. Il demande de la patience, de la méthode et une grande capacité d’écoute de son matériel. C’est en devenant le mécanicien de votre propre arc que vous en deviendrez véritablement le maître, capable d’en extraire le plein potentiel de puissance et de précision.

Pour mettre en pratique ces conseils, l’étape suivante consiste à vous rapprocher d’un club ou d’une archerie pour essayer différents modèles et trouver celui qui correspond à votre morphologie et à vos sensations.

Rédigé par Alexandre Martin, Alexandre Martin est un technicien en archerie et testeur de matériel depuis 10 ans, spécialisé dans l'optimisation et le réglage fin des arcs à poulies et des équipements de précision.