Publié le 15 mars 2024

Contrairement à une idée reçue, votre allonge n’est pas une mesure fixe, mais la signature dynamique de votre tir, qui évolue avec votre technique.

  • Les micro-variations d’allonge de quelques millimètres créent des écarts de puissance majeurs qui sabotent votre régularité.
  • Votre technique, votre posture et votre condition physique la font évoluer constamment tout au long de votre vie d’archer.

Recommandation : Cessez de la considérer comme un simple chiffre pour acheter votre matériel ; apprenez à la rendre reproductible pour atteindre une précision absolue.

Pour tout archer, la question « Quelle est mon allonge ? » semble être le point de départ fondamental. On nous présente souvent des formules rapides, comme celle basée sur l’envergure, pour obtenir ce chiffre magique. Une fois la mesure prise, le cas semble réglé : on choisit son arc, on commande ses flèches, et l’on se concentre sur la visée. Cette approche, bien que simple, repose sur un mythe profondément ancré : celui d’une allonge statique, un simple attribut physique gravé dans le marbre. C’est une vision réductrice qui limite le potentiel de progression de nombreux tireurs.

La réalité biomécanique est bien plus complexe et fascinante. Votre allonge n’est pas une mesure, c’est un résultat. Le résultat d’un alignement squelettique, d’une activation musculaire et d’une tension dorsale. Et si le vrai secret de la régularité ne résidait pas dans la connaissance de ce chiffre, mais dans la capacité à le reproduire au millimètre près, à chaque flèche ? Si l’allonge n’était pas une contrainte matérielle, mais la signature même de votre technique de tir ?

Cet article va déconstruire le mythe de l’allonge statique. Nous allons explorer pourquoi votre allonge est en réalité dynamique, comment les plus infimes variations impactent votre tir, et quels outils et exercices permettent de la transformer en un roc de stabilité. Il est temps de passer d’une simple mesure à une maîtrise technique, le véritable pilier de la performance.

Pour bien comprendre comment transformer cette mesure en un avantage technique, nous allons décomposer le sujet en plusieurs étapes clés. Ce guide vous accompagnera de la mesure précise à la maîtrise parfaite de votre allonge.

Les 3 méthodes pour mesurer votre allonge, de la plus rapide à la plus précise

Avant de maîtriser son allonge, il faut la quantifier. Cependant, toutes les méthodes ne se valent pas. Elles vont de l’estimation grossière à la mesure clinique, chacune ayant un rôle différent dans le parcours de l’archer. Comprendre leurs limites respectives est la première étape pour cesser de subir son allonge et commencer à la piloter.

Voici les trois approches principales, classées par ordre croissant de fiabilité :

  • Méthode 1 – L’estimation par l’envergure : C’est la plus connue et la plus rapide. Vous tendez les bras en croix, une autre personne mesure la distance entre vos deux majeurs. Vous divisez ensuite ce chiffre en centimètres par 2,5, puis le résultat par 2,54 pour obtenir une allonge théorique en pouces. C’est un point de départ, mais il ignore totalement votre posture, votre souplesse et votre ancrage. Il s’agit d’une estimation anatomique, pas d’une mesure de tir.
  • Méthode 2 – La mesure au mur : Plus proche de la réalité du tir, cette méthode consiste à vous mettre en position, le poing du bras d’arc touchant un mur. Vous tournez la tête comme pour viser et une autre personne mesure la distance entre le mur et la commissure de vos lèvres. C’est une meilleure approximation car elle intègre une partie de votre posture de tir, mais reste une simulation.
  • Méthode 3 – La flèche graduée en situation réelle : C’est la seule méthode véritablement fiable. Elle doit être réalisée avec votre propre matériel ou un arc de réglage dans un club ou une archerie. En utilisant une flèche de mesure spécifique (draw check arrow), vous armez l’arc et venez à votre point d’ancrage réel. La mesure est lue directement sur la flèche. Cette mesure dynamique est la seule qui prend en compte votre morphologie, votre matériel et votre technique de tir.

Étude de cas : Le service de mesure professionnelle en archerie

Des archeries spécialisées comme Boutik Archery à Lyon proposent un service de mesure d’allonge avec une flèche graduée, réalisé par un professionnel. L’expert guide l’archer pour effectuer plusieurs mesures en position de tir, ce qui permet de distinguer l’allonge théorique de l’allonge AMO (la norme industrielle, qui ajoute 1,75 pouces). Ce service est crucial avant un premier achat ou lors d’une évolution technique, car il garantit que le matériel sera parfaitement adapté à la signature biomécanique réelle de l’archer, et non à une vague estimation.

Votre allonge varie de 5 mm à chaque flèche et c’est pour ça que vous êtes irrégulier

Une fois l’allonge mesurée, la plupart des archers considèrent le problème résolu. L’erreur fondamentale est de croire que cette mesure est stable. En réalité, sans un contrôle rigoureux, votre allonge varie à chaque flèche. Ces micro-variations, souvent invisibles à l’œil nu, sont la source principale de l’irrégularité. Un jour vous groupez, le lendemain vos flèches se dispersent. La cause est souvent cette instabilité proprioceptive.

L’impact d’une si petite variation est colossal. D’un point de vue balistique, l’énergie emmagasinée par l’arc est directement proportionnelle à la longueur de la traction. Une allonge plus courte signifie moins d’énergie transmise à la flèche, et donc un point d’impact plus bas. Inversement, une allonge trop longue augmente la puissance et fait monter l’impact. Selon des analyses biomécaniques, une variation de seulement 5 mm d’allonge peut générer jusqu’à 7 livres d’écart de puissance réelle au moment de la décoche. C’est énorme. C’est la différence entre un 10 et un 8.

Vue macro sur la main de corde d'un archer montrant les micro-variations de position

Cette instabilité provient de multiples facteurs : une fatigue musculaire, un manque de concentration sur le point d’ancrage, une activation dorsale incomplète ou une simple variation dans la position des doigts sur la corde. Le défi n’est donc pas de « tirer » à 28 pouces d’allonge, mais de développer une mémoire de position si précise que le corps reproduit cet étirement de 28 pouces avec une tolérance inférieure au millimètre. La régularité ne naît pas de la visée, mais de la reproductibilité du geste moteur.

Le clicker : l’outil qui vous force à avoir toujours la même allonge

Face au problème de l’inconstance de l’allonge, la technologie de l’archerie a développé une solution d’une efficacité redoutable : le clicker. Loin d’être un simple gadget, il s’agit d’un véritable outil de contrôle biomécanique. Comme le souligne la Fédération Française de Tir à l’Arc, son rôle est fondamental.

Le clicker est une petite lame en aluminium sous laquelle l’archer passera sa flèche pendant le tir. C’est une sorte de contrôleur d’allonge qui permet de tirer avec la même intensité de traction d’une flèche à l’autre.

– Fédération Française de Tir à l’Arc, Guide officiel FFTA – Les différents types d’arcs

Le principe est simple mais génial. La pointe de la flèche est positionnée juste derrière la lame du clicker. L’archer arme son arc et se met en position. Au lieu de décider subjectivement quand il est « bien placé », il doit continuer son expansion dorsale jusqu’à ce que la pointe de la flèche passe la lame, produisant un « clic » audible et tactile. Ce signal devient le déclencheur neurologique de la décoche. Le cerveau n’a plus à interpréter des sensations vagues ; il attend un stimulus binaire et non-ambigu.

Le clicker force l’archer à atteindre la pleine allonge, et toujours la même, avant de libérer la corde. Il élimine l’hésitation et la précipitation. Il transforme un processus subjectif (« je pense que je suis à la bonne allonge ») en un processus objectif et mesurable (« le clicker est passé »). C’est l’outil qui institutionnalise la constance proprioceptive.

Étude de cas : La preuve par le protocole FFTA

L’efficacité du clicker est démontrable. Le protocole de réglage de la FFTA, utilisant un peson pour mesurer la force de traction, le prouve. Les tests montrent que sans clicker, un archer, même expérimenté, peut avoir des variations de puissance de 2 à 3 livres entre deux tirs successifs. Avec un clicker correctement réglé, cette variation est drastiquement réduite à moins de 0,5 livre. Cette constance garantit une vitesse de sortie de flèche quasi identique à chaque tir, ce qui est la condition sine qua non pour obtenir des groupements serrés à longue distance.

Exercices pour développer une allonge stable comme un roc

Le clicker est un contrôleur, pas une solution magique. Il ne fonctionnera que si le corps de l’archer a la force, la stabilité et la mémoire musculaire nécessaires pour atteindre ce point de clic de manière fluide et répétée. Développer une allonge stable est avant tout un travail de conditionnement neuromusculaire. Il s’agit d’enseigner à votre dos et à vos épaules à prendre le relais de vos bras pour finaliser l’armement.

L’intégration d’exercices spécifiques dans votre routine d’entraînement est donc non négociable. Ces mouvements, souvent pratiqués avec un élastique d’entraînement (comme le Formaster) ou à blanc (sans flèche), visent à isoler et à renforcer la phase d’expansion. L’objectif est de créer un chemin moteur si clair que le corps l’exécute automatiquement, même sous la pression de la compétition. Voici un programme inspiré des recommandations de la FFTA pour ancrer cette stabilité.

Archer s'entraînant avec un élastique d'entraînement dans un environnement minimaliste
  • Test de tenue : Pour vérifier si votre puissance d’arc est adaptée. Faites 3 séries de 6 tenues en position d’armement complet pendant 6 secondes, avec 20 secondes de repos. Si vous tremblez ou perdez votre posture, votre arc est probablement trop puissant.
  • Expansion les yeux fermés : À l’aide d’un élastique, effectuez 10 répétitions d’armement et d’expansion en fermant les yeux. Concentrez-vous uniquement sur la sensation des omoplates qui se serrent et sur l’alignement de votre corps. Cela renforce la proprioception.
  • Tir à blanc avec pause au clicker : Avec votre arc (et une sécurité comme un tube de protection), armez et amenez la flèche jusqu’au point de clic. Maintenez cette position de tension maximale pendant 3 secondes avant de désarmer. Cet exercice ancre la mémoire de la position finale.
  • Exercice de respiration synchronisée : La respiration stabilise le tronc. Inspirez profondément pendant que vous armez, bloquez votre respiration au point d’ancrage pendant l’expansion et le passage du clicker, puis expirez calmement et complètement après la décoche.

Plan d’action pour valider votre stabilité d’allonge

  1. Points de contact : Listez vos trois points d’ancrage (main sous la mâchoire, corde sur le nez, corde sur la lèvre). Sont-ils identiques à chaque tir ? Filmez-vous pour le vérifier.
  2. Collecte de données : Tirez 6 flèches à courte distance (10m) en vous concentrant uniquement sur la sensation de l’expansion. Notez où vous sentez le travail : bras ? épaules ? dos ?
  3. Confrontation à la technique : Comparez vos sensations à la biomécanique idéale : l’expansion doit être initiée par la contraction des muscles rhomboïdes (entre les omoplates), pas par une traction du bras.
  4. Analyse de la sensation : La sensation du « clic » est-elle une surprise (idéal) ou un objectif que vous forcez en tirant plus fort sur votre bras (incorrect) ?
  5. Plan d’intégration : Si vous sentez le travail dans le bras, intégrez 2 séances par semaine d’exercices avec élastique (expansion yeux fermés) pour rééduquer le schéma moteur.

Votre allonge n’est pas fixe à vie : quand et pourquoi faut-il la remesurer ?

L’une des erreurs les plus communes est de considérer la mesure d’allonge, même la plus précise, comme une donnée immuable. Votre corps et votre technique sont en constante évolution. Penser que l’allonge mesurée à vos débuts restera valable cinq ans plus tard est une illusion qui freine la progression. L’allonge est un paramètre dynamique qui doit être réévalué périodiquement.

L’évolution la plus spectaculaire se produit chez les archers débutants. Au début, la tension et une technique approximative les amènent à utiliser principalement les muscles des bras et des épaules. Avec la pratique, ils apprennent à se détendre, à utiliser leur dos et à obtenir un meilleur alignement. Ce relâchement et cette optimisation technique se traduisent mécaniquement par un gain d’allonge. En effet, les débutants gagnent en moyenne 0,5 à 1 pouce d’allonge après seulement six mois de pratique régulière, selon les observations des formateurs FFTA. Continuer à tirer avec le matériel initial devient alors contre-productif, l’arc et les flèches n’étant plus adaptés.

Mais cette évolution ne s’arrête pas après la première année. Un changement de technique, un gain ou une perte de souplesse, une modification posturale ou même une longue pause dans la pratique peuvent altérer votre allonge. Il est donc essentiel de savoir quand procéder à une nouvelle mesure. Le tableau suivant, basé sur les recommandations des clubs et archeries, fournit un guide fiable.

Fréquence de remesure de l’allonge selon le profil de l’archer
Profil d’archer Fréquence recommandée Raison principale
Jeune en croissance Tous les 6 mois Croissance physique rapide
Débutant adulte Après 3-6 mois de pratique Évolution technique et relâchement musculaire
Compétiteur régulier 1 fois par an Affinement technique progressif
Après pause prolongée Immédiatement à la reprise Perte de souplesse et modification posturale

Votre arc est-il vraiment aussi puissant que vous le pensez ? La vérité sur les livres (#)

La puissance d’un arc, exprimée en livres (#), est l’une des caractéristiques les plus visibles lors d’un achat. Un archer dira « j’ai un arc de 40# ». Pourtant, ce chiffre n’a de sens que s’il est contextualisé. Par convention industrielle (norme AMO – Archery Manufacturers Organization), la puissance indiquée sur les branches d’un arc classique correspond à la force nécessaire pour le tendre à une allonge standard de 28 pouces.

Or, comme nous l’avons vu, très peu d’archers ont exactement 28 pouces d’allonge. La puissance que vous développez réellement à votre propre allonge peut être très différente de celle marquée sur l’arc. La relation est quasi linéaire : une allonge plus grande augmente la puissance, une allonge plus courte la diminue. La règle universelle de calcul est d’environ plus ou moins 2 livres de puissance par pouce d’écart avec le standard de 28 pouces. C’est une information capitale, car elle affecte directement la vitesse de la flèche et, par conséquent, le choix de sa rigidité (son spine).

Ignorer ce calcul, c’est tirer avec un matériel potentiellement inadapté. Vous pensez tirer 40#, mais si votre allonge est de 26 pouces, la puissance réelle au clicker n’est que de 36#. Inversement, avec une allonge de 30 pouces, vous développez 44#. Cette différence n’est pas anecdotique, elle est fondamentale.

Exemple de calcul : deux archers, un même arc

Prenons un arc marqué 40#@28″ (40 livres à 28 pouces). Un archer A a une allonge de 30 pouces. Sa puissance réelle est de 40# + (2 pouces x 2#) = 44#. Un archer B, avec le même arc, a une allonge de 26 pouces. Sa puissance réelle est de 40# – (2 pouces x 2#) = 36#. Il y a donc un écart de 8 livres entre la puissance développée par ces deux archers avec exactement le même matériel. Cet exemple illustre pourquoi connaître sa propre allonge dynamique est la seule façon de connaître la puissance réelle de son système arc-archer.

L’alignement secret qui vous fera tirer sans effort et sans douleur à l’épaule

Une allonge stable et reproductible n’est pas le fruit d’un effort musculaire intense, mais le résultat d’un alignement squelettique parfait. L’erreur la plus fréquente, surtout chez ceux qui cherchent à « gagner » de l’allonge, est de forcer avec l’épaule du bras de corde. Cette compensation non seulement rend l’allonge instable, mais elle est aussi la voie royale vers les blessures.

Le conflit sous-acromial est sans aucun doute la principale cause de douleurs aux épaules en archerie, résultant souvent d’une recherche d’allonge trop longue qui force une mauvaise position de l’épaule.

– Cédric Genin, 225 Fitness Studio – Biomécanique sportive

Le secret d’un tir puissant, sans effort et sans douleur, réside dans ce que les entraîneurs appellent « l’alignement en T ». En position d’armement complet, vos deux bras et la ligne de vos épaules doivent former une ligne droite continue. La force de traction n’est plus contenue par les petits muscles de l’épaule, mais transmise directement à travers la structure osseuse jusqu’aux grands muscles du dos (les rhomboïdes et les trapèzes). C’est ce transfert de charge qui permet de tenir la puissance de l’arc sans tension parasite et de finaliser l’expansion avec le dos.

Archer en position d'alignement parfait formant un T avec ses bras et épaules

Dans cette position, votre allonge devient une conséquence naturelle de votre structure. La chercher « plus loin » en levant l’épaule ou en se contorsionnant est une aberration biomécanique. La longueur d’allonge optimale est celle qui est atteinte lorsque cet alignement est parfait. C’est le point d’équilibre où la puissance est maximale pour un effort minimal. Travailler sa posture et sa souplesse pour atteindre cet alignement est donc plus important que de chercher à grappiller des millimètres d’allonge.

À retenir

  • Votre allonge est dynamique, pas statique : elle évolue avec votre technique, votre forme physique et votre âge. La mesurer une fois pour toutes est une erreur.
  • La stabilité est plus importante que la valeur absolue : la clé de la régularité est de reproduire la même allonge au millimètre près, ce que le clicker et des exercices spécifiques permettent d’atteindre.
  • L’allonge détermine la puissance réelle et le spine : connaître votre allonge dynamique est la seule façon de calculer la puissance que vous développez vraiment et de choisir des flèches adaptées.

La flèche parfaite pour votre arc : comment résoudre l’équation à 3 inconnues

Nous arrivons au point de convergence de tout notre raisonnement. Le choix de la flèche, et plus précisément de sa rigidité (le spine), n’est pas une décision indépendante. C’est le résultat final d’une équation dont vous maîtrisez maintenant toutes les variables : votre allonge dynamique, qui détermine la puissance réelle de votre arc.

Une flèche trop souple (spine trop élevé) pour la puissance développée se déformera excessivement à la sortie de l’arc, provoquant un vol erratique vers la droite pour un droitier. Une flèche trop rigide (spine trop bas) ne se déformera pas assez pour contourner la poignée, et son vol déviera vers la gauche. Trouver le bon spine est donc essentiel pour que la flèche sorte de l’arc de la manière la plus propre possible.

Les fabricants comme Easton fournissent des tableaux de sélection (spine charts) qui permettent de croiser la puissance de l’arc avec la longueur de la flèche (qui dépend de l’allonge) pour trouver le spine recommandé. Mais ces tableaux ne sont utiles que si vous y entrez les bonnes données. Et la donnée la plus importante est la puissance réelle que vous développez à votre allonge, et non celle marquée sur les branches.

Exemple de l’impact de l’allonge sur le choix du spine (pour un arc de 40#@28″)
Allonge réelle Puissance à 28″ Puissance réelle Spine recommandé
26 pouces 40# 36# 700-800
28 pouces 40# 40# 600-700
30 pouces 40# 44# 500-600
32 pouces 40# 48# 400-500

Comme le montre ce tableau, pour un même arc de 40#, un archer avec 26″ d’allonge devra utiliser des flèches très souples (spine 700-800), tandis qu’un archer avec 32″ d’allonge aura besoin de flèches extrêmement rigides (spine 400-500). L’allonge n’est donc pas juste une mesure ; c’est le facteur qui dicte l’harmonie de l’ensemble de votre matériel.

Votre allonge n’est plus une contrainte, mais votre meilleur outil. Pour mettre en pratique ces conseils, l’étape suivante consiste à faire évaluer votre matériel actuel par un professionnel en archerie pour vous assurer qu’il est parfaitement adapté à votre signature biomécanique unique.

Rédigé par Isabelle Roche, Isabelle Roche est une ancienne archère de l'équipe de France et entraîneure nationale forte de 20 ans d'expérience au plus haut niveau, experte en biomécanique du tir et en préparation mentale pour la compétition.