
Le tir en campagne n’est pas une simple épreuve de précision, mais un véritable dialogue avec le terrain. Sa maîtrise ne réside pas seulement dans la technique de tir, mais dans la capacité supérieure de l’archer à lire l’environnement, à estimer les distances à l’œil nu et à adapter sa visée en permanence. Cet article vous dévoile les stratégies des experts pour transformer chaque défi du parcours en avantage et faire de l’adaptation votre meilleure arme.
Beaucoup d’archers, excellents sur le plat d’un gymnase, se sentent démunis lorsqu’ils foulent pour la première fois un parcours de tir en campagne. La cible est là, l’arc est le même, mais tout semble différent. La flèche ne vole plus comme prévu, les distances jouent des tours à l’œil et la fatigue s’installe bien plus vite. On se concentre sur les règles, les points, le matériel, en pensant que la solution est technique. On lit des guides qui décrivent les blasons et le déroulement d’une compétition, mais qui survolent l’essentiel.
Cette approche est une impasse. Elle passe à côté de l’ADN même de cette discipline. La véritable clé du tir en campagne ne se trouve pas dans un nouveau viseur ou une stabilisation plus lourde, mais dans une compétence bien plus subtile : la capacité à lire le terrain. Pente, dévers, lumière, vent, type de cible… chaque paramètre est une information que l’archer doit décrypter pour ajuster son tir. C’est une discipline qui forge non seulement le corps, mais surtout l’esprit d’analyse, ce que j’appelle le « QI de l’archer ».
Dans ce guide, nous allons délaisser les généralités pour plonger au cœur de la stratégie. Nous verrons comment votre cerveau, et non votre matériel, devient votre meilleur allié. Nous aborderons les techniques concrètes pour transformer les défis du terrain en opportunités, comprendre la psychologie des différentes cibles, et construire une routine mentale qui vous permettra de maintenir votre précision du premier au dernier piquet de tir.
Pour ceux qui préfèrent une immersion visuelle, la vidéo suivante offre un aperçu technique sur des aspects spécifiques de la forme et du matériel, complétant les stratégies abordées dans ce guide.
Cet article est structuré pour vous guider pas à pas, des fondamentaux du terrain à la préparation d’une compétition. Explorez les différentes facettes de cette discipline passionnante à travers notre sommaire.
Sommaire : Les secrets de l’archer pour conquérir les parcours de campagne
- Tirer en montée ou en descente : la difficulté cachée du tir en campagne
- Blason field ou hunter : comment adapter sa visée à ces deux cibles si différentes
- L’art d’estimer les distances à l’œil nu : les techniques des experts du tir campagne
- Le kit de survie du tireur en campagne : le matériel à ne négliger
- Comment se déroule une compétition de tir en campagne : le guide du débutant
- Le télémètre : l’accessoire non-négociable du chasseur à l’arc moderne
- Comment rester au centre de la cible quand le vent et la pluie s’en mêlent
- Entrer dans l’arène : le panorama complet de l’archerie sportive pour bien débuter
Tirer en montée ou en descente : la difficulté cachée du tir en campagne
Le tir en pente est la première leçon d’humilité du tir en campagne. L’instinct nous pousse à viser plus haut en montée et plus bas en descente, mais c’est une erreur. La gravité agit sur la distance horizontale, pas sur la distance réelle en ligne de mire. Par conséquent, pour une même distance affichée au sol, une flèche tirée en pente subira moins l’effet de la gravité et ira plus haut. La règle d’or est donc contre-intuitive : en montée comme en descente, il faut toujours viser plus bas que sur terrain plat. C’est la première étape de la « lecture de terrain ».
La difficulté est de quantifier cette compensation. Une pente de 30°, par exemple, nécessite de réduire la distance de visée d’environ 10 à 15%. Mais au-delà du calcul, c’est la posture qui fait la différence. L’erreur classique est de se pencher en avant ou en arrière. Pour maintenir une technique constante, l’archer doit plier les genoux et conserver son buste et ses épaules le plus droit possible, parallèles au sol imaginaire. C’est le corps qui s’adapte à la pente, pas la technique de tir. L’expérience acquise sur des terrains variés, comme les parcours exigeants du Championnat de France à Saint-Pierre de Chartreuse qui a rassemblé plus de 400 archers sur des dénivelés extrêmes, est irremplaçable.
Votre plan d’action pour analyser une pente
- Estimation visuelle : Évaluez d’abord la distance réelle jusqu’à la cible comme si le terrain était plat, en utilisant les techniques d’estimation que nous verrons plus loin.
- Application de la règle : Appliquez mentalement une correction. Pour une pente moyenne (autour de 30°), réduisez la distance de visée de 10 à 15%. Pour une pente faible, la correction est minime ; pour une pente très forte, elle est plus importante.
- Ajustement postural : Ancrez-vous fermement au sol. Pliez les genoux pour adapter votre centre de gravité, mais gardez le haut du corps, des hanches aux épaules, parfaitement aligné et droit.
- Visée basse : Que ce soit en montée ou en descente, positionnez votre viseur sur une distance inférieure à la distance réelle estimée. La confiance dans ce principe est cruciale.
- Entraînement spécifique : Au club, simulez des conditions en tirant depuis une butte surélevée, un escalier ou même un escabeau solidement sécurisé pour habituer votre corps et votre œil à ces situations.
Maîtriser la pente est la première étape pour cesser de subir le parcours et commencer à le lire activement. C’est un dialogue silencieux qui s’installe entre l’archer et son environnement.
Blason field ou hunter : comment adapter sa visée à ces deux cibles si différentes
Après le terrain, la deuxième variable majeure est la cible elle-même. En tir en campagne, on alterne entre deux types de blasons qui exigent une approche mentale radicalement différente : le « Field » et le « Hunter ». Le blason Field, avec son centre jaune et ses cercles noirs concentriques, est rassurant. Il offre un point de mire clair et une stratégie progressive : même un tir moins parfait rapporte des points. L’œil est naturellement attiré par le centre jaune, ce qui facilite la concentration.
Le blason Hunter, entièrement noir avec une seule zone centrale de score, est un défi psychologique. Il n’y a pas de progression : soit on est au centre, soit le tir ne vaut rien. Cette absence de référence colorée peut déstabiliser. L’œil a tendance à viser le « centre de masse » du blason noir, qui est souvent plus grand que la zone de score réelle. La visée doit être plus agressive, plus affirmée. Il faut mentalement « créer » son propre point de mire au cœur du noir. C’est un excellent exercice pour développer une concentration absolue et une confiance totale en sa visée.

Cette alternance est ce qui rend la discipline si complète. Sur un parcours de 24 cibles, où chaque archer tire 3 flèches par cible, l’objectif est de s’approcher du score parfait. Selon la FFTA, un parcours peut atteindre un score maximal de 432 points. Passer d’un blason à l’autre demande une « visée adaptative » constante, une gymnastique mentale qui est la marque des grands archers de campagne.
Comprendre ces deux philosophies de cible est essentiel. Ce n’est pas seulement viser une couleur différente, c’est ajuster entièrement son état d’esprit à chaque piquet de tir.
L’art d’estimer les distances à l’œil nu : les techniques des experts du tir campagne
Voici la compétence reine du tir en campagne, celle qui sépare les bons tireurs des véritables experts : l’estimation des distances sur les cibles inconnues. Sans télémètre, interdit en compétition, votre cerveau devient l’outil le plus sophistiqué. Plusieurs méthodes existent, mais leur efficacité repose sur un principe : la calibration et la création d’une bibliothèque de références visuelles. L’une des techniques les plus utilisées est celle du « piston » ou de la « mire ». Elle consiste à utiliser une partie de son matériel (le contour du viseur, une graduation) comme un outil de mesure.
L’idée est de superposer ce repère visuel sur la cible et de voir quelle taille il occupe. Au préalable, au club, vous aurez calibré cette technique sur des distances connues (20m, 30m, 40m, etc.) en notant la taille apparente de la cible dans votre viseur. En compétition, face à une distance inconnue, vous effectuez l’opération inverse : la taille apparente de la cible vous donne une estimation de la distance. Une autre astuce, comme le souligne l’expert du Box de l’Archer, est d’utiliser l’environnement :
Pour estimer les distances, vous devez regarder le terrain. S’il y a des arbres servez-vous en. Estimez d’abord la distance jusqu’à l’arbre puis faîtes le report de cette distance pour la suite jusqu’à la cible.
– Box de l’Archer, Guide technique du tir campagne
Cette méthode du « pas à pas » ou du « fractionnement » est très efficace pour décomposer une longue distance en plusieurs segments plus faciles à évaluer. Par exemple, repérer un arbre à mi-chemin, estimer cette distance, puis la doubler. Pour un archer français, il est crucial de créer un carnet de références visuelles basé sur la végétation locale (la hauteur d’une fougère, la largeur d’un chêne, etc.). Cela ancre l’estimation dans une réalité concrète et familière. L’art de l’estimation est un mélange de science (calibration) et d’intuition (expérience du terrain).
L’estimation n’est pas une science exacte, c’est un art qui se cultive. Chaque parcours est une occasion d’enrichir sa bibliothèque mentale et d’affûter son « QI d’archer ».
Le kit de survie du tireur en campagne : le matériel à ne négliger
Si la compétence mentale prime, un matériel adapté et bien préparé est le socle de la performance. En tir en campagne, le sac d’arc est plus qu’un simple transport, c’est un kit de survie. Oublier un élément peut transformer une journée de compétition en véritable calvaire. Le contenu de ce kit doit être pensé en fonction de deux axes : la réparation d’urgence et l’adaptation aux conditions. Pour les réparations, un jeu de clés Allen, de la cire pour corde et un extracteur de flèche renforcé sont le minimum vital. Une flèche coincée dans une souche peut ruiner une compétition si l’on n’a pas l’outil pour l’extraire sans l’abîmer.

L’adaptation aux conditions, notamment climatiques, est tout aussi cruciale. Le matériel doit être adapté au terrain. Un archer en France ne préparera pas son sac de la même manière pour une compétition dans le Grand Ouest humide et pour un parcours dans le sud aride.
Le choix du carquois est également stratégique. Il doit être fonctionnel et permettre un accès rapide aux flèches, mais aussi à d’autres accessoires. Des modèles comme le carquois de campagne Aurora Techno sont conçus spécifiquement pour cette discipline, intégrant des compartiments pour des jumelles compactes (pour l’analyse de la cible, pas la mesure), des outils, et des barres énergétiques. Avoir tout à portée de main permet de rester concentré sur l’essentiel : le tir.
Voici un aperçu de l’équipement spécifique à prévoir selon les grandes zones climatiques françaises :
| Région | Équipements spécifiques | Priorité |
|---|---|---|
| Grand Ouest | Protège-plumes étanche, vêtements pluie Gore-Tex, serviette microfibre | Protection humidité |
| Méditerranée | Anti-tiques, casquette saharienne, réserve eau 2L minimum | Protection solaire |
| Montagne | Vêtements multi-couches, couverture survie, baume anti-froid | Isolation thermique |
| Matériel universel | Cire corde, clé Allen, extracteur flèche renforcé, carnet étanche | Réparation urgence |
Un bon archer de campagne est un archer prévoyant. Votre sac est le reflet de votre expérience et de votre capacité à anticiper les imprévus du terrain.
Comment se déroule une compétition de tir en campagne : le guide du débutant
Participer à sa première compétition de tir en campagne est une étape intimidante mais fondatrice. Comprendre le déroulement et l’étiquette permet d’aborder l’événement avec sérénité et de se concentrer sur son tir. Tout commence par la consultation du calendrier des concours sur le site de la FFTA et la lecture attentive du « mandat » de la compétition. Ce document est la feuille de route : il précise les horaires, les catégories d’arcs autorisées, et surtout le format (généralement 24 cibles, dont une moitié à distances connues et l’autre à distances inconnues).
Le jour J, après le contrôle du matériel et l’échauffement, les archers sont répartis en « pelotons », généralement de 3 ou 4 tireurs. Ces pelotons progressent ensemble de cible en cible. Cette organisation favorise la convivialité et l’entraide, qui sont des valeurs fortes de la discipline. Il est de coutume d’aider ses partenaires de peloton à chercher une flèche égarée. Le rythme est soutenu : la FFTA impose un temps limite de 3 minutes par volée de trois flèches à partir du moment où l’archer se positionne sur le piquet de tir. Cette contrainte de temps teste la capacité à analyser, décider et tirer rapidement.
Au greffe (la table de marquage), la rigueur est de mise. Les scores sont notés par deux marqueurs différents pour éviter les erreurs. Connaître le règlement sur le comptage des points est essentiel pour être autonome et éviter les litiges. La journée est longue, physiquement et mentalement exigeante, mais l’expérience de parcourir des paysages magnifiques tout en pratiquant sa passion est unique. C’est une épreuve d’endurance de précision où la gestion de l’effort et de la concentration sur la durée est aussi importante que la technique de tir elle-même.
Une compétition n’est pas seulement un test de performance, c’est une immersion totale dans l’esprit du tir en campagne, fait de rigueur, de respect et de partage.
Le télémètre : l’accessoire non-négociable du chasseur à l’arc moderne
Le titre de cette section peut sembler contradictoire avec ce que nous avons vu. Et il l’est volontairement. Pour le chasseur à l’arc, dont le but est un tir létal et éthique, le télémètre est en effet un outil indispensable pour garantir une distance précise. Mais il est crucial de comprendre que le tir en campagne sportif et la chasse à l’arc sont deux mondes différents avec des règles et des philosophies opposées. En compétition de tir en campagne FFTA, l’usage de tout appareil de mesure de distance, y compris le télémètre, est formellement interdit.
Cette interdiction n’est pas une simple contrainte, c’est l’âme de la discipline. Elle force l’archer à développer ses propres compétences, à aiguiser son sens de l’observation et à construire une relation intime avec son environnement. L’outil de l’archer de campagne n’est pas électronique, il est organique : c’est son œil, son expérience et sa capacité d’analyse. Comme le précise un guide technique de Donut Archery, le règlement est strict : il interdit d’utiliser « explicitement l’équipement pour mesurer la distance ». Il y a une tolérance pour une estimation discrète, mais sortir un télémètre est synonyme de disqualification.
Ainsi, là où le chasseur s’appuie sur la technologie pour éliminer l’incertitude, l’archer de campagne célèbre cette incertitude et en fait le cœur de son défi. Il ne cherche pas à connaître la distance, il cherche à la « ressentir », à l’évaluer par un processus mental complexe. C’est ce qui fait du tir en campagne une école de concentration et d’adaptation sans équivalent. Le seul moment où le télémètre est un allié, c’est à l’entraînement, pour vérifier ses estimations et ainsi calibrer son « télémètre interne ».
En renonçant à la technologie, le tir en campagne replace l’humain et ses capacités au centre du jeu. C’est une quête d’autonomie et de maîtrise de ses propres sens.
Comment rester au centre de la cible quand le vent et la pluie s’en mêlent
Le dernier adversaire, et le plus imprévisible, est la météo. Le tir en campagne est une discipline de plein air qui se pratique par tous les temps. Le vent, la pluie, le brouillard ou même le froid extrême ne sont pas des motifs d’annulation, mais des défis supplémentaires qui testent l’endurance et l’adaptabilité de l’archer. La gestion de ces conditions commence par l’équipement. Comme nous l’avons vu, un matériel adapté est essentiel, mais il faut aussi savoir l’utiliser à bon escient.
Face au vent latéral, la principale difficulté est la dérive de la flèche. La solution n’est pas seulement de « décaler sa visée » dans le vent, mais aussi de potentiellement choisir des flèches plus lourdes et avec un empennage plus petit, qui offrent moins de prise au vent. En Provence, face au Mistral, il n’est pas rare de voir des archers expérimentés compenser d’une largeur de cible, voire deux. La pluie, quant à elle, a un double effet : elle alourdit les plumes naturelles (d’où la préférence pour le plastique) et rend la poignée de l’arc glissante, ce qui peut ruiner la précision du lâcher. Un grip en caoutchouc ou une serviette microfibre toujours à portée de main sont des alliés précieux.
Ces défis nécessitent des compétences qui s’acquièrent avec l’expérience, en apprenant à lire non seulement le terrain, mais aussi le ciel. Voici quelques solutions techniques pour faire face aux caprices de la météo :
| Problème météo | Impact matériel | Solution recommandée |
|---|---|---|
| Pluie forte | Glissement poignée, flèches lourdes | Grip caoutchouc, plumes plastique, spray hydrophobe |
| Vent latéral | Dérive des flèches légères | Flèches plus lourdes (450+ grains), empennage réduit |
| Brouillard | Visibilité réduite | Scope lumineux, pin fluo pour arc à poulies |
| Froid extrême | Corde raide, élastiques cassants | Cire spéciale hiver, échauffement progressif |
Un archer de campagne accompli ne se bat pas contre les éléments, il compose avec eux. Chaque rafale de vent et chaque averse est une nouvelle phrase dans le dialogue permanent avec l’environnement.
À retenir
- Le tir en campagne est avant tout une discipline d’adaptation qui valorise la lecture du terrain sur la pure technique.
- La gestion des tirs en pente (montée et descente) est contre-intuitive : il faut toujours viser plus bas que sur terrain plat.
- L’estimation des distances à l’œil nu, compétence clé, se développe par la calibration et la création de références visuelles personnelles.
- L’équipement doit être pensé comme un « kit de survie » pour la réparation et l’adaptation aux conditions climatiques spécifiques au lieu de pratique.
Entrer dans l’arène : le panorama complet de l’archerie sportive pour bien débuter
Vous êtes maintenant convaincu et prêt à relever le défi. Entrer dans l’arène du tir en campagne demande un engagement, mais celui-ci peut être progressif. La première étape est de se rapprocher d’un club affilié à la FFTA qui dispose d’un parcours extérieur ou d’un terrain d’entraînement adapté. Beaucoup de clubs proposent le prêt de matériel pour la première année, ce qui permet de découvrir la discipline sans un investissement initial massif. Le budget pour débuter est une question récurrente et légitime.
En France, une première année de pratique représente un investissement raisonnable. Il faut compter le kit d’initiation de base (carquois, palette, protège-bras, flèches) pour environ 60€, la licence FFTA (environ 70€ pour un adulte) et les frais d’inscription aux premières compétitions (15-25€ chacune). Si le club prête l’arc, le budget initial reste contenu. L’achat d’un arc personnel (un ensemble classique pour débutant coûte entre 300€ et 800€) peut être envisagé dans un second temps. Ainsi, selon une étude du club d’Hérouville, un budget de 500€ à 1000€ pour la première année est une estimation réaliste pour s’équiper progressivement.

Le tir en campagne est un voyage. On commence par apprendre les règles, puis on maîtrise la technique, et enfin, on apprend à lire le langage du terrain. C’est une discipline qui récompense l’endurance, la patience et l’intelligence situationnelle. Elle offre un contact privilégié avec la nature et une satisfaction immense, celle de réussir un tir parfait non pas malgré l’environnement, mais grâce à une compréhension profonde de celui-ci.
L’étape suivante est simple : poussez la porte d’un club, prenez un arc en main et allez à la rencontre du terrain. C’est le début d’un dialogue passionnant qui n’attend que vous.
Questions fréquentes sur le tir en campagne
Quelle est la différence entre distances connues et inconnues?
En compétition, un parcours est souvent divisé en deux. Sur les cibles à « distances connues », un piquet indique la distance exacte jusqu’à la cible. Sur les cibles à « distances inconnues », aucun indice n’est donné ; c’est à l’archer d’estimer lui-même la distance, ce qui constitue le cœur du défi de la discipline.
Combien de flèches tire-t-on en compétition?
Le format standard pour une compétition de 24 cibles est de tirer 3 flèches par cible. Cela représente un total de 72 flèches de compétition sur l’ensemble du parcours, sans compter les flèches d’échauffement.
Quelles catégories d’arcs sont autorisées?
Le tir en campagne est une discipline très ouverte. Les compétitions FFTA accueillent officiellement trois styles d’arc principaux : l’arc classique (olympique), l’arc à poulies et l’arc nu (barebow). En France, une catégorie supplémentaire pour le longbow (arc droit) est également souvent proposée.